Deux dangers que le paysage ne laisse pas deviner

Neuf pages de ce site évoquent la baignade sans qu'aucune ne rassemble les précautions. Deux sujets méritent pourtant d'être connus avant d'étendre sa serviette, et le premier ne concerne même pas l'eau.

Le mancenillier, reconnaissable à sa bande rouge

Cet arbre du littoral antillais est l'un des plus toxiques qui soient. Sa sève laiteuse provoque de sévères brûlures cutanées, et son fruit, une petite pomme verte d'aspect appétissant, est dangereux à l'ingestion. Dans les Antilles françaises, les sujets présents sur les plages fréquentées portent une bande de peinture rouge sur le tronc ou un panneau. La règle la plus importante est contre-intuitive : on ne s'abrite pas dessous pendant une averse, l'eau de pluie ruisselant sur les feuilles se chargeant de sève. Il ne faut ni toucher l'écorce, ni ramasser les fruits tombés, ni faire de feu avec son bois.

Le courant de retour est calme en apparence

Sur les plages ouvertes à la houle, l'eau accumulée par les vagues repart vers le large en empruntant un couloir étroit. Il se repère justement à ce qui rassure : une zone plus lisse, souvent plus sombre, où les vagues ne déferlent pas. S'y engager mène à être entraîné vers le large. La réaction utile est de ne pas lutter de front mais de nager parallèlement au rivage pour sortir du couloir, avant de revenir. Signaler sa présence en levant un bras vaut mieux que s'épuiser.

Peu de plages sont surveillées

La surveillance est l'exception plutôt que la règle, et les horaires sont restreints là où elle existe. Cela change deux choses : ne jamais se baigner seul, et prévenir quelqu'un de l'endroit où l'on va, y compris sur les criques les plus tranquilles de la côte sous le vent.

Ce qui pique sans qu'on l'ait vu

Les oursins diadèmes se logent dans les anfractuosités, et le poisson-lion, espèce introduite dans la Caraïbe depuis les années deux mille, porte des épines venimeuses sur le dos. Aucun des deux n'attaque : les blessures viennent d'un appui ou d'un contact. Des chaussons de baignade et le réflexe de ne rien toucher règlent l'essentiel du risque, tout en épargnant le corail.

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